dimanche

Angelus Domini, nuntiavit Mariae


Quand coururent jusqu'à nous les sons de l'Angélus
au milieu des moissons à la fraîche qui tombait,
le soir d'été déjà, débutait et l'humus,
la terre tout entière du labeur transpirait.

Aussitôt sous le ciel des roses cumulus,
abandonnant, et les fourches, et les pelletées,
marmonnant les mains jointes, pour en suivre les us,
nous récitâmes à Marie, la prière consacrée.

Dans l'instant de respect qui lui revient ainsi,
nos mémoires se remplissent du souvenir des vies
de tous ceux et celles, qui déjà nous ont quittés.

"...Oremus. Gratiam tuam, quaesumus, Domine, mentibus nostris infunde;
ut qui, Angelo nuntiante, Christi Filii tui incarnationem cognovimus, per passionem eius et crucem, ad resurrectionis gloriam perducamur.
Per Christum Dominum nostrum."

jeudi

Matines


Quand les chants de la terre au matin retentirent,
dans le ciel déjà clair, le tapis de rosée
s'élevait comme la brume des naseaux souffletée
par les boeufs au labeur dont la force s'expire.

Le clocher se répand sur la campagne, attire
les dévôts les braves gens, à matines prier,
peu à peu s'éveille tout, le village s'étire,
à la perspective ardue, d'une longue journée.

mercredi

Tu me manques


Comment survivre encore à l'ignoble supplice,
de l'absence de ton corps, objet de mes délices ?

Je voudrais tes baisers, et puis tant de tendresse,
que jamais ne suffiront les trésors de la Grèce :
Visitant seul le Louvre au milieu des statues,
tous ces dieux froids sans toi, sont d'un ennui qui tue.

vendredi

Déclaration


Si les cris de mon coeur parviennent jusqu'à toi,
je m'éteindrai en paix.
Si des silences obscurs me retiennent loin de toi
mon âme entière est damnée.

Les souvenirs perdus de nos corps enlacés
réchauffant ma peau lissée, par le froid transie,
tes paroles susurrées, dans mon cou adorée,
ont élevé ma foi, au bonheur infini.

Souvenirs d'enfants et péchés mignons


Les créatures humaines ont ceci d'inquiétant,
qu'elles vivent l'âme en peine, et poursuivent solitaires,
un bonheur et des rêves, qu'elles virent pourtant enfant,
qu'elles détruisent depuis, dans leurs passions et guerres.

Les créatures humaines ont perdu l'innocent,
regard de leurs âges tendres, et un cristal de pierre,
a assèché leur coeur, aussi dur qu'un diamant.
Les créatures humaines ont renié leurs pères.

Qu'en est-il d'autrefois, des gentilles mamans ?
de ce temps des jardins, où les pommes d'Adam,
finissaient dans des tartes cuites pour les gamins ?

Dans le verger les pêches, et les poires disparues,
ont ruiné mes espoirs de revoir jamais plus,
la Croix Picard, Eden, de mes yeux enfantins

Supplique


Je voudrais te donner, ce que j'ai de plus cher,
me tenir à tes côtés, te quérir aux Enfers,
Belle Eurydice guide-moi, car j'ai peur de demain :
que me vaudrai de vivre, si tu refuses ma main ?

ma confidente


Dans mon crâne tempête,
une obsession lascive...

Etendue là, craintive,
dans sa langueur s'entête
cette chuchotteuse habile :

"Aime-là, aime-là, aime-là..."

jeudi

i-Care-oline


Au soleil étincelaient, devant mes yeux ouverts,
dans le ciel d'un bleu pur, ses ailes déployées,
elle tournait ascendante, sa jolie peau bronzée,
l'angelot de désir, l'Icare-oline en l'air.

Un instant ébloui, je ne vis qu'un éclair :
son sourire m'enchaînait...mais sitôt envolée,
laissant à son rocher, ma douleur Prométhée,
la belle aéroplane jouait les filles de l'air.

Que le jour commence, et que le jour finisse,
torturé de l'absence de ses yeux délices,
enchainé au désir de connaître son corps.

Ne t'envole pas trop haut, à jouer avec le feu
voyageuse, tes ailes s'y bruleront encor' :
Reviens près de moi vivre, la punition des dieux.

mercredi

Pique nique


Il m'est du pays des rêves, ce matin revenu
dans la clarté du jour, un souvenir précis :
La langueur de ton corps, sur la nappe étendu
et ma langue excitée, grignotant ton sushi.

Lo bonita se venga: pilló, quemado... mi corazón



La tendresse couvrait, tout au fond de tes yeux
un tapis tout cendré, de charbons si ardents...
Elle masquait tes désirs, d'une immensité bleue :
les mers du Sud carïbéennes, à tes amants.

La tiédeur, la sagesse, oubliées, tous les deux
éveillâmes peu à peu, s'enlaçant, s'embrassant,
découvrîmes en l'autre, tout crépitant le feu,
d'un corps à corps enflammé, tourmenté, brûlant.

Une langue lascive, en flammèches perdues
sussurait dans ton cou sucré (malendendue) :
"Aime moi, juste toi, aime moi, juste toi..."

Tu me voulais piller, comme ce François Le Clerc ?
Venge donc Santiago, mon bûcher sera toi :
enfer et feu de joie, de Cuba le tonnerre.

jeudi

A terre, mais pas KO



Imagine un matin, dans l'herbe mouillée,
se prendre par la main, avancer en marchant,
lentement en silence...les pieds dans la rosée.
Imagine notre amour, imagine un instant.

Sèche tes larmes d'enfant, ma belle endeuillée,
nous aurons nous aussi, une famille, des enfants
regarde les marcher, dans l'herbe à nos côtés,
imagine notre amour, imagine un instant.

Ce matin seul, des larmes en ton absence,
on coulé sur mes joues. Mais le silence dur,
a renforcé ma foi, une solide confiance.

Ce break me met à terre. Mais c'est un paradoxe,
il éveille une envie, un vrai désir de boxe...
Me battre oui ! Pour nous, nous construire un futur !

mercredi

Monologue séducteur


"Je ne connais, ni ton prénom, ni ton âge,
et pourtant ce soir dans tes yeux,
et pourtant ce soir, j'ai lu sur ce visage
mon désir de te dire : nous deux...

Tu te dis déjà : - flatte, flatte mon plumage,
gentil renard, quel prétentieux,
que veux-tu ? de moi, obtenir un fromage ?
tu me fais rire, mais c'est bien peu."

- Ecoute, entends pourtant cette jolie fredaine,
laisse toi bercer : que M. de la Fontaine
s'efface et laisse parler Don Juan :

En séducteur j'abuse des mots, et de caresses,
si je flatte parfois, formule mille promesses,
la belle conçois, que je t'aime fabuleusement."

vendredi

Natachattons, aristochasseurs





Ils se chamaillent sans arrêt, ils rient ensemble,
jouent et grandissent.
eux sont timides, elles terribles : ils se ressemblent,
pourtant, les quatre métisses.

Ils portent tous ta crinière,...observe-les ma belle,
jouer les jeunes tigrons si fiers, auxquels
nous avons tant donné.

Leurs yeux si profonds, débordent de tendresse,
quand leurs cris brouillons te font rugir ma tigresse,
"Natachattons : assez joué !"

Alors à six, dans une discipline de fer,
la troupe autour de nous deux se resserre :
Dans le bonheur, face aux dangers,
aristochassons en famille, aimons-nous soudés.

jeudi

La clef des champs



Ce matin en partant tu as claqué la porte
si pressée qu'en courant, tu as laissé la clef,
sur l'ouverture béante, un silence de morte,
fut témoin de ton vol, ta fuite, mon évadée...

A cet heure ton absence, provoque de si fortes
blessures, saignant mon coeur meurtri, et déchiré,
que je subis ce vent, qui les feuilles emporte,
en pleurant seul assis, au seuil de notre foyer.

Et j'attends dans le soir, le retour improbable,
du bonheur évanoui, dans tes plaisirs coupables,
l'antre ouverte seule m'attend, pour une nuit de pleurs.

Je laisserai ce soir, la lumière allumée,
le pas de notre porte, ouvert à tes regrets,
dont la serrure te tendra, la clé de mon coeur.

vendredi

La légende de la joliebellule, frégate corsaire




Joliebellule j'aime vos cils,
des yeux les voiles, la démesure,
votre silouhette, si gracile :
Natachasse à une encablure.

Songez bien qu'une proie trop facile,
est livrée-là, à votre amûre :
abordez-moi corsaire habile,
abrégez cette course, si pure.

"Joliebellule", frégate de guerre,
par tous les temps, toutes les mers,
a toujours vaincu mes matelots.

L'aventurière des Antilles,
si vive et fière, forte bastille
approche peu à peu du magot.

Quand soudain tonnent ses canons
sortis fumant de leurs sabords,
votre courroux, sabres à babord,
envoie sa cible par le fond.

La bataille fait rage sur le pont,
sous la chaleur qui règne à bord,
partout la sueur, les râles des corps,
à corps, des voiles aux cales du fond.

Soudain silence sous les tropiques,
les mousquets se taisent : la mythique
Joliebellule s'est esquivée.

Surgissant là où ne l'attendent,
jamais ses proies : une légende ?
Souffrir ses absences, pour l'aimer.

samedi

A la Marquise...


Une telle chevelure,
intriguait mon regard :
j'en demeurai hagard,
une telle désinvolture !

Princesse, votre coiffure,
m'a noyé par hasard,
sauvez-moi d'un regard,
d'un sourire, si purs.

S'il vous plait, entendez...
S'il vous plait, écoutez...
ma voix qui vous appelle :

elle vous prie à l'instant,
de céder à l'amant,
qui vous admire, si belle.

jeudi

Journée de La femme


De la bouche de Marylin,
j'entends la voix de Barbara,
qui clame "je suis féminine,
et il faut compter avec moi".

Marie Curie emporte l'estime,
Olympe de Gouges, les vivats
le pouvoir aux femmes ? L'usine !
à la rigueur, le linge et voilà !

Pourtant il y eut Riefenstahl,
Bonnie, Jocaste complices du mal,
et criminelle : Simone Weber.

Mais de toutes les "elles" mâles,
il n'en fut qu'une qui les vale :
c'est la grande Margaret Thatcher.

mercredi

Un instant suspendu



Elle est là, elle s'enfuit, je la vois, je la suis,
mon regard fasciné : l'Orientale lisant.
Et la lune si sage, en témoin de l'ennui,
dans mes nuits, l'illumine...j'attends.

Carlina ta douceur m'a frappé, et saisi,
le désir épanoui ; capitule captivant,
Car la lune si sage, en témoigne à l'envi
ton souvenir tenace, Caroline est vivant.

N'oublie pas mes prières et souviens toi combien,
mes mots étaient sincères dans le frais du matin.
Combien je pleure encore ton sourire disparu :

Vouloir, vouloir encore ton regard asiatique,
les volutes envolées du café qui n'est plus,
retenir cet instant, plus longtemps, si magique.

mardi

Rêverie au Starbucks Coffee




Autour d'un café doux, calfeutrés du dehors,
la chaleur nous entoure, et la ville endormie,
s'éveille peu à peu, sans s'émouvoir encor,
des effluves matinales, du Starbucks Coffee.

Le brouhaha des Halles, en éloignant les corps,
dans la torpeur du matin, assassine la nuit.
Je rêve de l'orientale, d'un baiser quand elle dort,
en l'observant au loin, qui son journal, lit.

Que le jour commence, et que le jour finisse,
me saoûlant de soucis afin que je ne puisse,
repenser aux sourires qu'elle ne m'a pas rendus.

Car le plus déchirant de ce matin austère,
je le vis au moment où tremblant et perdu,
elle se leva lentement, et s'en alla si fière.

Comme un enfant est perdu(m'man amoureux)


Dis-moi à l'instant que fais-tu ?
Dis-moi comment, dis-moi en sus,

si demain soir, jeudi matin ?...
ou bien plus tard, quand tu sauras,
j'ai peur, de te savoir si loin...

pourtant j'ai envie maintenant, là !
de sourires-bavardages, de tes rires,
s'il te plait, maman, entends-moi :

"nous reverrons-nous, est-ce certain ?"

samedi

Night-clubeuse


Elle tourne, elle brille
lentement en musique,
et ses rayons magiques
aux mille couleurs, scintillent.

Alentours s'éparpillent
Ou les violons tragiques,
Ou la joie des musiques :
Un arc-en ciel, cette fille !

Chacun de tes reflets,
triste, ou bien coloré
éclaire mon bonheur.

Tu te voudrais parfaite ?
Oublie donc tes rondeurs...
ma p'tit' boule à facettes ;-)

mercredi

Dîner aux chandelles





La nappe blanche se colorait
à la lumière de la bougie.
sur la table, j'avais préparé,
des mets, si fins, déjà servis.

Les couverts d'argent luisaient
d'une impatience douce qui,
soulignait combien j'accordais,
de l'importance à cette nuit.

Un dîner d'amoureux aux chandelles,
Une demande, nous deux, ma belle,
ton sourire, oui, me parle encore !

D'où viens cette tristesse émue ?
d'avoir tant rêvé ton accord ?
Tant pleuré ! Tu n'es pas venue.

mardi

La prière des solitaires



Elle ne part jamais bien loin,
chevillée à nos corps meurtris ;
Elle enveloppe, elle nous tient,
crucifiés tels I.N.R.I.

Le sang s'écoule de nos mains,
doucement en larmes rougies ;
je suffoque, tu gémis, elle se plaint,
nous pleurons quelles fautes ? punis ?

Père, entendez nos prières...
Seigneur, libérez notre chair...
Dans votre grande mansuétude,

ouvrez-nous à l'Amour, enfin,
chassez nos peurs : la Solitude...
...qui meurtrit tant et tant d'humains.

Zayè marisosé ? Natacha manké manjé-li !



C'est un jour de printemps qu'au milieu d'une fête
en parcourant les champs, respirant l'inconnu,
au hasard d'une pause, auprès de la coquette,
j'ai admiré ses airs majestueux, qui m'ont plu.

Vêtue de vives couleurs, la métisse bien faite,
se cachait derrière, un sourire d'ange nu.
Déjà elle savourait sa prochaine conquête :
en l'homme libellule, qu'elle salivait vaincu.

Elle est si fascinante la belle fleur exotique,
ses parfums enchantés de l'île Martinique
vous font oublier tous...les dangers du volcan.

Les couleurs, la chaleur, j'en redemande encore,
Ma tropicale fleur a ceci d'envoûtant,
que je n'ai même pas vu, qu'elle était carnivore !

jeudi

A jamais, ma f(l)amme


Quand les vents de l'automne soulèvent la colère,
comme les feuilles fauves, balayées de tourments.
Quand le ciel se fait lourd, et que je désespère,
que les larmes s'écoulent, des souvenirs fuyants.

Prométhée je subis, aux entrailles l'enfer.
Ô aigle vengeur, achève-moi à l'instant !
Si tu le veux, arrache, cisaille donc ! opère !
mais je t'en supplie : abrège ton oeuvre, et va t'en.

Tu étais venue, mon bel Archange de lumière,
illuminer ma vie, d'un espoir éphémère :
la joie infinie, d'un éternel printemps.

Pourquoi ai-je, folie, ainsi défié les Dieux ?
jalousement emporté, et offert ce présent ?
Je t'ai perdue d'avoir, joué avec le feu.

mercredi

L'ex-Symbol (le poète)


Toujours j'ai voulu vivre, comme un Sex Symbol,
que partout dans la rue, les boites, les cinémas
les minettes se pâment, s'accrochant à mon vol,
et les minauds jaloux, tentent d'emboiter mon pas.

Toujours j'ai voulu, que les femmes me consolent.
J'ai espéré et cru, ce qu'elles disaient tout bas,
ou rêvé, attendu, des belles qui...manque de bol,
me faisaient poireauter, et...ne le disaient pas.

Au sommet de ma gloire, j'étais un inconnu.
Ma renommée, dépassait à peine ma rue.
L'echo de mon ego, n'intéressait personne.

Pourtant je la poursuis, pour payer mon repas,
cette course folie, des jolis mots qui sonnent :
Lex Symbol d'amours, apôtres de ma loi.

La belle année, devant nous


Elle est déjà partie,
en courant devant nous,
la rattraper ? Et puis...
l'embrasser dans le cou !

Elle a filé cette nuit,
la garce, aux yeux doux,
Un peu bousculés ?...Oui !
comme des amoureux fous.

Et l'ennui lancinant,
du passé lentement,
qui s'efface dans la fête...

Elle court, on la suit.
Cette année Deux-mille sept :
"Aimons-là, mes amis !"

mardi

La Femme est crocodile



La pièce bruyante, étalait Sa lumière.
Le brouhaha intense, les conventions du monde,
rien ne pouvait troubler la figure de l'austère,
inacessible actrice, à la chevelure blonde.

Alentours j'entendais, les sourires faux des frères :
leur jalousie féroce, les ricanements qui grondent
Impériale Déborah, ils ne t'impressionnent guère !
Insatiable factice : tu n'es pas une colombe.

J'aime ta fausse candeur, ta beauté dangereuse
de femme-enfant qui croque, en mante religieuse,
les hommes libellules, happés par son regard.

Omnubilés épris, au brouillard d'une passion,
ces idiots se posent, près du beau nénuphar,
se livrant à l'appétit, de tes ambitions.

mercredi

Mon Volcan martinique


Tu es jolie et je suis bête
Affranchie, et moi ton esclave
j'aime tant lorsque tu t'entête,
explosant de volcaniques laves.

Rejoue moi encore cette fête !
Il me plait, que rien n'entrave
tes colères, gentille crevette :
J'aime tant ces grands airs si graves.

Pardonne moi, si un sourire,
vient appuyer mon désir
de te voir, Doudou, continuer :

Quand pour un rien tu t'emporte,
moi, je n'ose jamais espérer...
...qu'une chose :-) Le claquement d'une porte.

jeudi

Vade retro



Quelles macabres pensées ont envahi ma tête,
ont tout anéanti, chamboulé, provoqué...
Par où sont entrés ces pantins qui peuplent et fêtent,
l'univers sombre auquel je suis abandonnée...

Ils ont frappé de coups sourds et malhonnêtes,
c'est dans l'ombre de la nuit, qu'ils ont pénétré
mes rêves, ont anéanti la gentille fillette,
que j'étais avant ce viol de mon intimité.

Et la lame glaciale qui glisse vers l'horreur,
Et l'alarme mentale qui révèle l'erreur
me raccrochant à l'instant où l'heure bascule.

Jamais je ne laisserai plus des ombres étrangères,
conquérir mon empire, et vivre sur mes terres :
mes rêves sont à moi seule, "Allez au diable, ou j'hurle !"

lundi

Pilleurs de vent


Depuis le vaste Orient aux plaines étendues,
où Attila vainqueur, chevauchait à grands cris
le silence des steppes, arasées, infinies
s'ouvre à nous, assoupis dans des songes diffus :

Au levant dans les herbes des guerriers fourbus
somnolent sur leurs chevaux que la fin de la nuit,
un à un interpelle : et la faim ? et l'ennui ?
S'agitant sous leurs maîtres, ils appellent à leur dû.

La gloire des conquêtes n'a jamais atténué
L'insatiable désir de tout recommencer :
Chaque jour le butin, chasse les gains de la veille.

Emportant la mémoire des guerriers ardents,
leurs victoires ont accablé les soldats de vent,
L'orientale nue, seule s'ouvre à leur sommeil.

dimanche

Adieu Narcisse


Au bord de l'onde claire, un tapis de verdure,
égayé de mille fleurs, enchanté des oiseaux
offre un spectacle étrange issu de l'aventure
du jeune homme dont était, éprise la belle Echo.

D'une pâleur gentille, d'un maladif sourire,
étendu sur la mousse, il regardait vers l'eau :
la brise sur la nuque, il souffrait de l'empire
du visage de l'amour, de se connaître beau.

Les pieds dans les roseaux, peu à peu il s'endort,
bercé du flot qui coule, un petit vent du nord
soulève quelques boucles, caressant ses cheveux.

Attendre ainsi l'Aurore, se laisser dépérir,
ne plus rien entendre des larmes de colère que,
la Nymphe éplorée verse, pour lui qui va mourir...

Duel d'enfants


Te souviens-tu la belle encor, des chamarrées
couleurs du soir, ces nuits d'alors ou la vigueur
de notre amour glissait au creux, à la langueur
des violons tendres et lourds, des nuits étoilées

Raconte moi, la belle encor, ces destinées
en longues histoires, arrachant de mes yeux les pleurs
lorsqu'à la fin toute esseulée, la princesse meurt
et d'un baiser, le prince surgit, la belle rescucitée.

Jouons sans fin de ces mensonges, où les enfants
s'accrochent aux ombres, des jours qui passent, du temps
Rions encore un peu la belle, dans la pénombre

et que nos corps s'unissent enfin, des cris des sons,
des brâmes jouisseurs, du duel où nos griffes en nombre
s'affrontant jusqu'à l'aube, récitent nos passions

Lune à décrocher


Dis-moi - ce qui te ferait plaisir,
te conduirait du bout du nez,
à accepter de moi le pire
et sans remords t'en délecter.

Je veux connaître jusqu'au dernier de tes désirs,
dis-moi comment te faire ramper,
de cette soif inassouvie :
je veux maintenir en toi l'été,
aussi longtemps que dureront nos vies.

Et si ce jour encor' j'enrage,
c'est de ne pouvoir ressentir,
ni tes yeux qui brillent, si peu sages,
ni ton éternel sourire.

Demande moi sans nul pardon,
La terre entière et puis la lune,
les étoiles aussi, car sans façon
je promets ici, de n'en oublier aucune.

l'Infante m'empoigne


Je cherche une femme, un regard apaisant,
Espiègle infante, lascive amante à la fois
tant ses yeux pétillent, de mes désirs parents,
tant mon corps la possède, et lui procure joie.

Je recherche une flamme qui scintille dans la nuit ,
de mes rêves surgisse, fragile au petit jour,
sur nos lèvres trace, l'oriflamme des désirs qui -
Ô souvenirs tranquilles - font naître un monde amour.

Ah belle infinie ! les rires, les chants, les rondes,
m'envoûtent à l'envi, craignons que je succombe,
à ce sourire, l'ardeur de terrasser le présent -

m'envahit à l'instant - je ne puis résister,
bien longtemps encor' à l'acrobatique beauté,
du plaisir millénaire de vous faire un enfant.

Fruit des bois


D'un rouge éclatant virant au rose charmant,
ton goût exquis acidule ma langue, l'excite
Aux douceurs de sa chair, je fonds d'aises
Délice abominable, ce fruit qu'on nomme…fraise.

Du-Elle au petit jour


Je t'en supplie joli cabri,
c'est moi que tu vas rendre chèvre
en suppliciant si longtemps.
Maintenant que la nuit s'achève,
au petit jour je me rends :

Tu es le loup, et moi je bêle,
en espérant sous tes lèvres périr
croqué aux délices de ta faim,
ta rage fauve à assouvir,
comme la bestiole de Seguin.

Ton haleine


Tu m'agace, m'horripile,
Me hérisse les poils, et je frémis d'angoisse
A l'écoute de cette bile,
Que, sans cesse tu déverses, qui te dépasse,
Et d'aise te comble comme une truie,
Qui dans sa bauge, se vautre et jouit.

De tes odeurs nauséabondes, propos fétides et incomplets,
Il ne me reste au fait,
rien à l'oreille qu'un souvenir, aujourd'hui vague du,
Mépris qui planait lorsque tu t'es tue.

Sur le pont des Arts


Depuis le pont des Arts, où les amoureux roucoulent
J'entends ta voix.

Des éclats de rire qui lentement s'écoulent
aux flots de la Seine
qui va.

Bats ! mon cœur, et la peine s'en ira
pourvu que jamais ne reviennent,
ces échos là

SexToy by Sonya Rykiel


Mon canard est à l'aise, dans ses jolies rayures
jaune-orange. Elles me plaisent tant qu'avec la main
les doigts, les lèvres, je lui caresse le coin coin,
et appuye sur son dos, d'un geste calme et sûr.

Alors s'ébroue le jouet, qui lentement m'assure,
dans les vapeurs qui montent, de l'eau de mon bain
une sensation divine, un plaisir si coquin,
au mouvement alerte, de son gentil bec dur.

Ah ! Quel plaisir en moi exercent tes vibrations !
Oh ! Ce désir, quelles bulles m'envoutent à l'unisson ?
me font perdre la tête jusqu'au moment doré,

où d'excitation intime, echauffée - délice,
j'exhale d'un souffle long, un bref cri coupé,
en expirant la fumée, de mon clitoris.

Odyssey to Eden


Just a smile on her lips, an answer. Who dares ?
But a second later, slipped to a smoother kiss
together in a dance, such a beautiful miss
her life is miles away, but here and now who cares ?

Keep your head on shoulders, stand up, awoken, aware !
Life is short, chaotic, up and down like a Swiss
mountain, my deary heart gets sick : What a crisis !
What a freshness : stormy love flashes in the air.

Nothing softer than someone away to adore,
when far travelling sailors, land, back at home ashore
Thus someday, everyone's wander stops, is over :

No doubt my dear, we'll once taste beloved Apple's pips
and if you do anymore, I do Not wonder !
but remember this : Fruit had the taste of you lips.

Sirens song


Their sweet song freezes, smooth in the air and Fall
your friends are warning you, and alarm's light blinks
Ship's sailing towards rocks, about to wreck and sink
your rudder's slipping ! Don't listen to sirens call.

When will you end that wander on your floating pall ?
Your brains are boiling, you get pain with mast link
this song is obsessive, too pleasant but rethink :
Penelope awaits, don't listen to sirens call !

Trojan's fall long ago, was your own victory
Why did you insult Gods with too few modesty ?
No wonder you wander, refusing to adore

Then Gods blinded your eyes, using a dark, sad strip
Now keep your pride aside, and you'll land safe ashore
Entertainment flatts and slaves you, lengthens your trip.

L'arme du désir


Une goutte de sueur a perlé sur ta peau
d'une étrange couleur, sombre myrtille,
d'un curieux crystal, la goutelette brille
Un instant suspendu, figeant ainsi nos mots.

Ce sont par milliers, et milliers les plus beaux
des baisers apposés, par mon coeur, en vrille
qui à ton cou ruissèlent, et de l'or scintillent
emmurés de mes lèvres, libérés sur ta peau

Puisse tu adorée, porter la pierre bleue
qui recèle nos folies, les souvenirs précieux
des étoiles de nos nuits, de l'âme de nos désirs

Que le matin venu, sur ta gorge sucrée
mes soupirs de la veille, en larme bleu saphir
prolongent à l'envi, nos amours passionnées

Je te croque !

C'est un soleil gigantesque aux éclats de diamant,
Une fleur aux parfums célestes, eternellement dorée,
les pétales luisants, de fraîche offrande embrassée
un colibri toujours, une étourdissante enfant

C'est une saveur insouciante, goût délicat tant'
à la douceur du palais, fondante, acidulée
l'exquise sensation de l'attraction née,
m'apothéose, évente, de nuées déliquescentes !

A l'assaut ! bel amour, effluves picrocolines,
ma raison vous succombe, Ô sapes enfantines
Sus à l'amour ! éperdument suis-je tombé

Dans vos bras accueillants, ma belle édulcorée
et d'une poussière d'ange, poudré, sucré
ma jolie fraise croquai-je goulûment, avalée.

Punir Dieu


Il n'est pas de héro, pas de titan sur terre
qui me résisterait en combat très longtemps
tant est grand mon courroux, ma rage, en ce moment
la blessure sauvage d'un silence mortifère.

Qu'il viennent donc Hercule, et puis aussi ses pairs,
m'affronter s'ils le peuvent, et l'osent, au jour levant.
sous une pluie de coups dans un duel sanglant,
je règle en moins d'une heure, à chacun son affaire !

J'ai une envie atroce : me laisser déborder,
que Barbarie m'emporte,et puis de tout casser,
que plus rien du vieux monde, aprés cela ne reste.

Piétiner les tombeaux ! les églises, et les chants !
Violer les vestales ! vos enfants en inceste !
je ne crains même plus Dieu, lui qui fut si méchant.

Lendemain de Hold-Up


Et ce ciel noir, qui ne porte plus jamais de lune
Et ces nuits tristes et sombres, une à une égrenées
Lentement à t'attendre, aux heures écoulées
timide espoir, comptai-je les étoiles une à une.

Devant l'abîme vaste, qui des dieux est l'enclume,
où naguère tant d'éclats, de vifs joyaux brillaients
quand aux feux de nos forges tes yeux pétillaient...
Quant à moi, ce soir seul, dans le froid je m'enrhume.

Sont ce mes rêves d'enfant qui se sont évanouis,
avec cette belle voleuse, ont tout anéanti ?
Ce soir le ciel est creux, plus aucune lumière,

ni bijoux, ni éclats, plus de chaleur aucune.
Gronde en moi désormais, pour la belle gangster
un dépit, une blessure, une vilaine rancune.

Ne t'en vas pas


Quelle intime douleur a donc pu t'inspirer
un telle résolution : ton départ, mon malheur ?
Je vis un déchirement, un atroce crève-coeur :
le tourment lancinant d'adieux précipités.

Que ne puis-je t'arrêter seulement un été ?
un printemps ? Et cueillir, deux milliards de fleurs :
t'offrir le rouge, le jaune, le violet des prés,
vite vite, que tu oublies, la couleur du malheur.

J'irai par les montagnes, dans les massifs Alpins,
quérir de rares pétales, pour soigner tes chagrins.
J'irai prier en larmes, d'Assises Saint-François,

afin qu'à mes côtés, s'unissant comme des frères,
les oiseaux, les cabris, aussi les loups austères
te supplient en silence, de rester prés de moi.

Bonne année


Si nos coeurs embrumés s'attachent au crépuscule
de l'an juste défunt dans son apothéose
nos regrets s'en iront sitôt le pot aux roses
découvert : l'an neuf, fleurit en tubercule.

Dans le jardin nouveau ce petit corpuscule,
fragile encor' d'hiver déjà métamorphose,
le spectacle du monde, pour les amants qui osent
briser l'ordre passé et jamais ne reculent.

Que ce printemps t'apporte, ma très chère Lisa,
un coeur assez vaillant pour l'ouvrage présent, là.
Que l'année commence donc, et que l'année finisse,

illumine de joie, le pourtour de tes yeux,
de cette fleur si belle, dont Amour est le Lys,
reçois pour Deux Mille Six, les meilleurs de mes voeux

Ah que j'aime t'observer dormir...


Toi mon Etoile, d'étincelantes prunelles
éternité nue couverte aux draps bleu-nuit
Astronome j'observe, l'immobile qui luit
patience et silence de milles feux éternels

Toi mon Astre puissant, qui au matin s'éveille
réchauffe encor mon coeur qui s'était refroidi
attiédi des fadeurs des rêves et de l'ennui
engourdi de mes peurs dans un lointain sommeil

Fuse donc Comète ! Indiscipline et trublionne,
éparpillants parfums d'une chevelure lionne
et coloriant le ciel ébahi de mes jours.

Eblouissante Lune, lorsqu'au soir retrouvé,
qu'en notre écrin, s'allument tes bijoux mordorés :
Eclair d'un ciel émeraude, s'élève notre Amour.

Divagation


Où s'en est-il allé le joli papillon d'Amour ?
Dans quel bosquet, en quel futaie
volète t'il alentours ?
Allons mon coeur tiens bon !
Accroche-toi si tu le peux
et suis
de fleur en jardin, de pistil en buisson
cet insoumis
parfum dont les effluves à jamais déjà ont
anéanti toute ta raison

Barcelone


Barcelone au mois de novembre
c'est une promenade au printemps
sur les quais un soleil frêle
caresse les coeurs des amants

Barcelone, ma chère et tendre
viens contre moi y danser
mon coeur chaud ne peut plus attendre
Salsa ! Ahi bailar con tigo